Les extras sont indispensables pour le secteur de l’hôtellerie et de la restauration gastronomique puisque permettent de faire face à la saisonnalité à la demande.  Ces employés embauchés pour une durée déterminée bénéficient d’un contrat de travail à durée déterminée spécifique qu’on appelle le « contrat d’extra ». Ce contrat est généralement de très courte durée (quelques jours, voire quelques heures). Il facilite les éventuelles démarches administratives des patrons d’hôtel restaurant, de restaurant gastronomique et d’hôteliers lorsqu’ils ont besoin de recruter un personnel qualifié dans l’immédiat. Focus sur l’établissement d’un contrat d’extra en restauration, ses formalités d’embauche ainsi que ces particularités.

Recrutement d’extra en restauration : les contrats de travail applicables

Les services de courte durée que propose l’extra en restauration visent à répondre aux besoins de main d’œuvre des professionnels dans le secteur de l’hôtellerie restauration.  Il peut s’agir d’un cocktail, d’une réception, d’un service traiteur, pour un mariage, etc. Pour l’employeur, les démarches administratives pour ce CDD sont plus souples. En revanche, le contrat d’extra en question ne peut pas être utilisé pour remplacer un poste à temps partiel ou permanent.  Et lorsque le travail (emploi restauration, métier de serveur, emploi hôtellerie) revêt un caractère continu ou permanent, il doit faire l’objet d’un contrat CDI à temps partiel.

Pour pouvoir signer un contrat d’extra, le travailleur doit avoir une bonne présentation et de l’expérience en restauration (séminaires en hôtellerie). Posséder un diplôme spécifique pour l’exercice des métiers de la restauration, des métiers de l’hôtellerie peut s’avérer avantageux.

Les formalités d’embauche d’un contrat d’extra en restauration

Avant l’embauche de l’extra en restauration, l’établissement de la Déclaration Unique d’Embauche ou Déclaration Préalable à l’Embauche (DPAE) est nécessaire. Les démarches peuvent se faire en ligne via le site officiel de l’URSSAF ou encore par voie postale/fax au moyen d’imprimé téléchargeable à envoyer à l’URSSAF concerné.

La visite médicale d’embauche doit avoir lieu au plus tard avant la fin de la période d’essai. Elle n’est nécessaire que si la dernière visite médicale du salarié remonte à plus de 24 mois au sein de l’établissement (12 mois s’il s’agit d’un autre employeur).

Par ailleurs, dans le cadre d’une gestion du personnel, il sera également nécessaire d’inscrire l’extra en restauration sur le registre des entrées et sorties du personnel.

Conclure un contrat d’extra

Les formalités d’embauche sont identiques aux autres types de contrats.

Le contrat de travail CDD d’usage précise :

  • l’identité du salarié ainsi que sa qualification
  • le poste occupé
  • le motif de la mission avec mention du recours au CDD d’extra en restauration
  • la date de fin du CDD d’extra ou encore la durée minimale en cas de CDD d’extra à terme imprécis
  • les horaires de travail
  • la durée de la période d’essai (s’il y a lieu)
  • la clause de renouvellement du CDD (si le contrat comporte un terme précis)
  • le montant de la rémunération (avec primes et accessoires)
  • la convention collective applicable
  • l’identification de l’organisme de prévoyance ainsi que l’identification de la caisse de retraite complémentaire

Les particularités liées aux salaires et aux jours de travail

Le salaire de l’extra en restauration ne doit pas être inférieur au minimum conventionnelle de sa catégorie professionnelle. Il ne doit pas également être en dessous du montant que perçoit un salarié en CDI occupant les mêmes fonctions dans le même établissement et ayant une qualification équivalente (après la période d’essai).

Un contrat de travail écrit doit être établi pour chaque mission assignée à l’extra en restauration. Un seul bulletin de paie doit être établi  si, au cours d’un même mois civil, plusieurs missions sont effectuées.

Le nombre de jours de travail

Dans le cadre d’un contrat d’extra, il est important de vérifier le nombre de jours du salarié pour le même employeur. Si ce dernier a travaillé plus de 60 jours au cours du trimestre civil, il peut demander la rectification de son contrat en CDI devant le conseil des prud-hommes (selon la convention collective des hôtels-cafés-restaurants). Et dans la mesure où il obtient gain de cause, l’employeur sera alors condamné de lui verser dommages et intérêts.

La durée de travail maximale d’un extra en restauration :

  • 10 heures par jour
  • 46 heures par semaine (hebdo moyenne sur 12 semaines
  • 48 heures par semaine (hebdo absolu)

Il bénéficie d’un jour de repos minimum par semaine civile.